Les 23 heures de la BD - Olga et le gouffre des êtres

Olga – 23HBD 2017

Qu’est ce que
le 23HBD ?

Encore un challenge de fou…Il s’agit le weekend où l’on change d’heure, quand on en perd une, de réaliser entre le samedi 12h et le dimanche 12h (donc en 23h) 24 planches de BD dont une couverture. Quelques contraintes, des images en 800x600px, seulement 3 pages pleines avec une seule image dont la couverture. Et un thème, une phrase à intégrer, en 2017 c’était « Un, deux, trois, explorer, et trois pages d’affilées sans dialogue…

J’avais commencé à créer un personnage féminin, je sentais quelque chose arriver et j’avais envie et besoin d’en faire quelque chose. J’en parle un peu plus bas sur cette page. Et la consigne m’a amené à un délire incroyable, une histoire fantastique et ancrée dans le réel… Je vous laisse découvrir ça en slidant les images ci dessous :

Et Olga,
c’est qui ?

On ne sait pas d’où les choses nous viennent lorsque l’on créé des histoires, des personnages ou des oeuvres en tout genre. Pour ma part c’est ce que j’appelle l’éponge émotionnelle, cette sensation qui consiste à percevoir les choses du monde, les amplifier pour en rendre quelque chose de synthétique qui donne l’air du temps. C’est aussi souvent en ce qui me concerne un mélange entre contrainte, liberté et challenge. J’ai toujours mille choses à faire, et les challenges mondiaux ou nationaux sur des temps courts me proposent des parenthèses intenses, une émulsion créative partagée qui pousse à se dépasser. La contrainte c’est aussi quelque chose qui m’empêche toujours de faire quelque chose, et aucun artiste n’aime être empêché, c’est donc l’occasion à chaque fois d’exercer ma créativité !

Alors est née Olga. Un personnage féminin qui ne devait pas répondre aux canons habituels de la beauté. Pour s’éloigner de ces carcans qui commençaient à devenir pesant et dont la cause féministe se faisait l’écho militant. J’y suis très sensible parce que directement concerné. D’abord au premier chef, malgré moi, en faisant partie du patriarcat j’ai mille choses à déconstruire de cette culture, en ensuite en tant que papa d’une petite fille qui doit grandir dans ce monde gouverné par des porcs. Alors vous verrez que je n’y arrive pas forcément, à m’en décrocher, mais c’est quelque chose qui travaille l’histoire de long en large. Une bucheronne pour découper les préjugés, une fille ni naïve ni militante, juste avec du bon sens et une farouche capacité à s’indigner et renverser les choses qui ne lui plaisent pas.

  • Mars 2017
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