L’entreprise est ardue, commencer quelque chose,
Démarrer de zéro, élaborer des plans,
S’évader du cachot qui au cours de trente ans,
Arborait des barreaux sur mon envie de prose…

Je me sens si perdu, souvent. J’en sais la cause :
J’entends crier “Haro” dans mon être dolent
Qui a froid, qui a chaud, qui ne sait, chancelant,
S’il finira ses mots, quittera sa névrose…

J’ai peur d’être mauvais, d’écrire à perdre haleine
Des poèmes sans fond, des vers bien inutiles
Que d’aucuns ne saisissent, même pas moi seul…

Pourquoi la poésie ? Reviens moi, toi, l’aïeul
De ce désir profond, rends-moi l’âme fertile
Dis le moi ! Où je vais ? Que tout ça vaut la peine…

Xavier Aliot

Je suis né à Sète le 23 mai 1980, j'ai fais mes études à Montpellier, au lycée Jean Mermoz et ai suivi deux formations à l'École Supérieure des Métiers Artistiques, une en Communication Visuelle, l'autre en Cinéma d'Animation. Mon emploi du temps m'a donné récemment la chance de reprendre un cursus universitaire en philosophie à Paul Valéry et j'en suis pleinement comblé ! Je suis actuellement formateur à CréaJeux, l'école du jeu vidéo à Nîmes, et parallèlement j'exerce en tant que graphiste freelance. Je m'essaye également ça et là à divers projets cinématographiques ou littéraires. Et ce modeste blog me permet de faire partager mon amour des mots, de la poésie, de la pensée, de la création artistique dans son ensemble avec mes proches et une partie du monde francophone connectée au web. Au visiteur accidentel, je souhaite bonne lecture et remercie l'attention qu'il aura porté à mes écrits !

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  • Trés peu d’entre nous ont le talent de manier les mots avec autant de subtilité pour traduire une idée, une émotion, une sensation!
    Tu en fais partie.
    Peu importe le résultat, édités ou non, tes poèmes nourrissent mon esprit, renforcent ou troublent ma conscience du monde.
    Tu es un artiste et tu nous fais partager ta richesse simplement et généreusement.
    Il est vrai que je poste rarement de commentaire pour tes poèmes. Tout simplement parce qu’il n’y a rien à rajouter! Tout est dit! Le poème se suffit à lui-même. Pourquoi en rajouter?!

    Ne retiens qu’un seul mot dans ce commentaire: continues!

    • Quitte à me répéter…

      J’ai soif que tu soutiennes ma coagulation,
      Du retour des parcelles de moi en perditions
      Que d’autres ont explosé par de viles querelles.

      Qui d’autre que toi sait ma constellation ?
      Qui pourrait ordonner tant de déflagrations ?
      Toi seule ma compagne ! Non, personne d’autre qu’elle.

      Merci de me soutenir, toujours et encore, je continuerai.

  • « Je devais garder à tout prix l’Amour dans mon cœur. Si j’allais en prison sans Amour, que serait devenue mon Âme ? ».
    « Après la terrible sentence, quand j’étais en tenue de forçat et que les portes de la prison se sont refermées, je me suis assis parmi les ruines de ma merveilleuse vie, écrasé par l’angoisse, décontenancé par la terreur, étourdi par la douleur. Et pourtant, je ne te haïssais pas. Chaque jour, je me disais ‘Je dois garder l’Amour dans mon cœur aujourd’hui, sinon comment survivrais-je toute la journée ?’ »
    De Profundis, Oscar Wilde –

    • Souvent c’est difficile, mais je garderais l’amour de la poésie ! Merci Margo pour ce rapprochement. Ça me rappelle du coup le film de Clint Eastwood qui reprend le titre du poème de William Ernest Enley, Invictus, Invincible, qui accompagna Nelson Mandela dans son séjour en prison :
      Dans les ténèbres qui m’enserrent,

      Noires comme un puits où l’on se noie,
      Je rends grâce aux dieux quels qu’ils soient,
      Pour mon âme invincible et fière,

      Dans de cruelles circonstances,
      Je n’ai ni gémi ni pleuré,
      Meurtri par cette existence,
      Je suis debout bien que blessé,

      En ce lieu de colère et de pleurs,
      Se profile l’ombre de la mort,
      Je ne sais ce que me réserve le sort,
      Mais je suis et je resterai sans peur,

      Aussi étroit soit le chemin,
      Nombreux les châtiments infâmes,
      Je suis maître de mon destin,
      Je suis le capitaine de mon âme.

      Version originale en anglais disponible sur wikipédia

  • Mon dieu sort de ma tête.
    Que tes mots me décrivent
    qu’ils m’entêtent, qu’ils décrètent
    qu’un jour, un instant, une heure
    nous soyons tous maîtres
    d’acte qui par leur force
    viennent nous porter ou nous piétiner

    A bientot avec isabelle

    • Actons ! Ecrivons ! Continuons, toujours !
      Bon courage à toi et bonne continuation, à bientôt Alex !

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