Si ce que l’on attend d’un autre que soi même,
C’est de ne pas s’étendre, déclamer des poèmes,
En doit-on pour autant se satisfaire à peine
De mots tristes à se pendre, de bons vieux théorèmes ?
Si l’on ne cherche plus à changer ses mitaines
Pour un gant de velours, soigner langue vilaine,
A quoi bon perdre temps, apostrophe et bohème,
A humer les discours d’arrogants businessmen ?
Moi j’appelle le soleil, à proclamer son flot
De lumière et de miel, sur nos yeux mi-clos,
À bercer nos sommeils, de la douceur suprême.
Moi j’épelle le soleil, S, O, L, E, I, L,
Je demande aux moineaux, pour chaque battement d’aile,
De nourrir mes oreilles du plus beau des poèmes.

