Archive pour février 2010

Cesse

Juste au bout de mes doigts, j’ai ta peau, j’ai ton dos,
Je l’ai là, dans ma tête, en une ligne nue,
Éperdument secrète, si maligne et ténue,
Cavalant sous le poids de nos deux libidos.

C’est si doux, je me dois d’écarter ton repos
De t’étendre muette, lever ta retenue,
D’être tendre arbalète, d’enlever ta tenue,
Incarner le carquois de ton émoi badaud.

Je t’en pris retiens les, mes élans d’allégresse,
C’est trop tôt que ce soir, pour supposer tes fesses,
Laisse moi retenir ton désir dans mes mains,

Puis dans un train ballet, allons jusqu’à demain
Faire murir notre espoir, déposer nos caresses
Et mourir de plaisir sans que cela ne cesse…

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